Catégorie Dériveur

Ce sont des voiliers monocoques dont une partie essentielle du plan de dérive est rétractable et amovible (à l’inverse du quillard) dans le but d’éviter le dérapage latéral du bateau, phénomène dû à l’effet du vent.

Il existe deux types de dériveurs : le dériveur lesté (ou lourd) qui est, comme son nom l’indique, muni d’un lest (un poids) plus ou moins lourd, destiné à assurer la stabilité du voilier. Le dériveur léger est lui sans lest, ce qui le rend alors plus rapide mais aussi moins stable et peut alors le faire chavirer facilement.

Ces bateaux, sportifs et exigeants, sont essentiellement utilisés lors de régates. Dans plusieurs pays, le roi du dériveur est le 505, prononcé cinquocinq, mais le plus démocratique d’entre eux reste sans aucun doute le vaurien, créé en 1951, qui reste très peu cher car construit en série avec un matériau bon marché, le contreplaqué marine. Le dériveur est un bateau que l’on rencontre assez souvent sur les bords de l’eau de par le monde, du fait de sa construction industrielle en grande quantité.

Vous pourrez croiser sur l’eau :
Vaurien, Moth Nantais, Vétille, Bélouga, Caravelle, Flying Dutchman, Caneton… arborant un pavillon de couleur mauve.

Vaurien

Le Vaurien est un dériveur léger de 4 m. dessiné en 1951 par l’architecte et navigateur Jean-Jacques Herbulot pour l’école de voile des Glénans. Ce bateau est conçu pour être réalisé avec une seule feuille de contreplaqué marine, afin de minimiser le coût de production, ce qui le rend à sa sortie presque cinq fois moins cher que les dériveurs classiques. A l’époque, son prix de revient est équivalent à celui d’une bicyclette ! Le vaurien a alors créé un véritable choc culturel et a contribué au développement important de la pratique de la voile populaire.

Longueur : 4,08 m.
Largeur : 1,48 m.
Surface de voile : grand-voile 5,6m2, foc 2,50 m2, spinnaker 8,10 m2
Poids : 73 kg.

+ d'infos : www.asvaurien.fr

Caneton

Le Caneton, précurseur du célèbre « 505 », est un dériveur emblématique de la petite plaisance sportive des années 1930 à 1960, période propice à la création de nombreuses formes de voiliers légers. Certains Canetons sont de purs produits Nantais : architectes locaux (Eugène Cornu, Baptiste Aubin), charpentiers installés le long de l’Erdre (chantier Aubin), champions Nantais (Tiriau, Guillet, Cornu…) et un club vénérable des bords de l’Erdre, le SNO à Carquefou !

Longueur maxi : 5,05 m.
Largeur maxi : 1,88 m.
Tirant d’eau dérive haute : 0,15 m. / dérive basse : 1,60 m.
Surface de voile : grand-voile 12,30 m2, foc 4,94 m2, spinnaker 29 m2

Belouga

Le Bélouga est né en pleine occupation et l’histoire de ce bateau est le fait d’une rencontre entre deux hommes. Jacques Lebrun, champion olympique de voile, demande à Eugène Cornu, architecte naval bien connu, un bateau rapide, évolutif en rivière, avec un gréement capable de passer sous les ponts, transportable et utilisable le week-end.
Le 1er exemplaire est réalisé en février 1944. Le bateau plait immédiatement et 22 bateaux identiques sont construits jusqu’à la libération.
Le Bélouga connaît un succès énorme et devient très vite un voilier mythique de sa génération.